Déjà 2 millions d’euros récoltés par le département du Doubs pour l’achat d’un Courbet

Museums - Venues , Public spaces - Hacking Jul 30, 2012 1 Comment

Déjà 2 millions d’euros récoltés par le département du Doubs pour l’achat d’un Courbet – LeJournaldesArts.fr – 27 juillet 2012.

Le président du conseil général du Doubs, Claude Jeannerot, a déclaré avoir récolté près de 2 millions d’euros pour l’acquisition du tableau de Courbet Le Chêne de Flagey, soit la moitié de ce qu’en demande le collectionneur japonais Michimasa Murauchi, qui a mis l’œuvre en vente en mars 2012.”

Voici, à nouveau une campagne qui risque d’être “normale” pour les années à venir si on ne repense pas (pourquoi pas sous le ministère Filippetti ?) le système !

On assiste -me semble-t-il !- ici à une collectivité territoriale qui s’attache à son “peintre national” pour faire valoir la région (et donc son attractivité touristique et envers les entreprises) et un vendeur privé qui fait une plus-value faramineuse envers une collectivité publique …

Pourquoi le Doubs s’agrippe tant à Courbet ? Je ne remets absolument pas les qualités (artistiques, techniques, esthétiques, …) du peintre, son génie ni même cette oeuvre (comme beaucoup) remarquables mais pourquoi vouloir se lancer dans une compétition dont les principaux concurrents sont des titans ? Attention : je ne dis pas que, puisque c’est trop compliqué et que la collectivité n’a pas les mêmes moyens que les galeries internationales, les nouveaux collectionneurs qui parient dans les tableaux comme on le fait dans les chevaux ou les très grandes institutions muséales à ampleur internationale, il faut abandonner. Néanmoins, il ne faudrait peut-être pas oublié que justement elle n’a pas ces moyens et que notre modèle d’acquisition dépend de l’Etat français. Ce modèle souffre déjà un certain nombre d’exceptions (dont l’achat des Trois Grâces de Cranach par le Musée du Louvre) et peut-être devra-t-il être repensé pour mieux s’harmoniser avec les situations actuelles (qui achète ? avec quels moyens ? d’où proviennent les fonds ? changement de paradigme ?).

En ce qui concerne le vendeur, ne peut-il exister un moyen de contraindre à un prix raisonnable ? Bien sûr, je ne vis pas parmi les lapins roses et je sais bien quels sont les risques de trop encadrer (refus de vente aux institutions français par exemple) mais l’exemple de l’Ashmolean pourrait être une piste à suivre … ?!

Helene Herniou

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